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eDépêche de Delta Média - édition gouvernementale

RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

Sept choses que les communicateurs du gouvernement doivent savoir sur les salles de presse d'aujourd'hui

1. Équipes réduites – Tout comme les communicateurs du gouvernement, les salles de presse doivent faire plus avec moins : moins de personnel, un budget réduit, des charges de travail presque impossibles et des échéances toujours plus serrées. Assurez-vous que les nouvelles que vous partagez ont une véritable valeur. Demandez-vous quels sont les genres d'histoire qu'un média particulier recherche. Faites des présentations courtes et concises. Passez à autre chose si votre histoire ne convainc pas le flair du rédacteur.

2. Histoires raccourcies – Avec la lutte pour le temps et l'attention du public qui ne cesse d'augmenter et avec un espace rédactionnel limité, les rédacteurs subissent une forte pression : pour eux, chaque mot compte. Ceux qui ont du succès parviennent toujours à transposer des politiques, des programmes et des points de vue complexes dans un langage facile à comprendre. Les journalistes, tout comme les communicateurs du gouvernement, doivent faire l'effort supplémentaire de rédiger leurs histoires sous forme de mini articles, tout en gardant les sujets qui demandent un peu plus de réflexion pour les pages d'opinion, les articles de style magazine et les salles de presse en ligne.

3. Moins de filtrage et de vérification des faits – Nous sommes en plein cœur de l'époque du « il a dit, elle a dit » et les tribunaux ont jugé que tant qu'un journaliste ou un blogueur fait preuve de responsabilité, ce qu'il affirme comme faits ne doit pas nécessairement être exact. Cela place un fardeau de preuve supplémentaire sur vous, car vous devez exposer les faits clairement dès le départ. Si le journaliste (ou son directeur) publie une fausseté, demandez à ce qu'il se rectifie - mais préparez-vous à présenter des sources vérifiables plutôt que de simplement nier.

4. Convergence – On ne sait toujours pas si le Web sauvera le journal quotidien ou non, mais le verdict sur l'effet de l'Internet a déjà été rendu : bien qu'il y ait un marché croissant pour les flux de nouvelles RSS et les autres canaux de nouvelles, la plupart des Canadiens et des Canadiennes continuent à recevoir leurs nouvelles par la télévision. De plus, le moteur principal de la plupart des histoires publiées par tous les médias demeure toujours la presse. N'oubliez pas que « nourrir la bête » ne signifie pas qu'une « taille unique convient à tout le monde ». La télévision et les médias imprimés ont besoin d'images convaincantes, les nouvelles à la radio ont besoin de son et d'une imagerie convaincante, les blogueurs ont besoin de perspectives et chacun d'eux a besoin de renseignements exacts.

5. Rythme accéléré – L'une des raisons pour lesquelles on vérifie moins les faits de nos jours est que les histoires sont publiées pratiquement instantanément. Les journalistes déposent leurs articles directement à partir de bouts de discours, du foyer de la Chambre des Communes, des salles de Comités et des tribunaux. Si l'on souhaite suivre et s'assurer que les faits saillants sont présentés dans leur contexte, il faut accorder davantage d'attention à la surveillance des médias. En d'autres mots, il faut accroître la fréquence et l'étendue de votre surveillance et de votre analyse, surtout pour les médias moins modernes. Préparez-vous à regarder au-delà du pli de la page couverture du journal Le Devoir pour trouver la véritable mesure du succès de vos relations avec les médias.

6. Moins d'expérience – Puisque certains journalistes bien en place depuis longtemps et bien payés du Canada partent en retraite ou se mettent à l'abri dans des écoles, des bureaux de ministres, des entreprises de relations publiques ou dans le sénat, on retrouve une nouvelle fournée de jeunes journalistes brillants, férus des dernières technologies, qui cherchent toujours des nouvelles. Heureusement, ils ne manquent pas de curiosité ni de sens de l'éthique. Ils ne veulent vraiment pas déposer une histoire sans fondement. Une partie de votre plan devra donc consister à éduquer les journalistes et à leur fournir des occasions irrésistibles de faire leur travail. L'une des meilleures façons de le faire est de leur accorder plus de temps en face-à-face avec votre chef politique ou vos experts en la matière. Faites en sorte qu'un journaliste accepte de participer à une séance d'information technique, à une visite sur le terrain ou à une entrevue individuelle exclusive et vous obtiendrez une couverture médiatique à coup sûr.

7. Plus de commentaires – Les chroniqueurs, les éditorialistes, les journalistes de tabloïde, les animateurs de lignes ouvertes radiophoniques et les blogueurs adoptent souvent des positions extrêmes et disent des choses provocatrices afin d'attirer l'attention sur une question, tout en informant et en amusant leurs publics. Les médias aussi ont des factures à payer et ils y arrivent en attirant le public et en vendant de la publicité. Par définition, les grands pontes de la presse sont opiniâtres et ils ont souvent de l'influence. Si vous les ignorez, vous mettez en péril vos relations publiques et vous risquez de devoir affronter des retombées politiques négatives. Au lieu de vous bagarrer ou de vous cacher la tête dans le sable, bâtissez-vous une position solide basée sur des faits et sur le mandat et les valeurs de votre organisme. Exercez-vous à dire votre message avant de le délivrer aux heures de grande écoute et ciblez les mêmes publics que les pontes avec des lettres aux éditeurs, des appels de personnalités importantes et des réunions de comités de rédaction. Établissez aussi des relations avec des chroniqueurs défendant des opinions opposées au courant dominant et participez aux discussions en ligne.

Si rien ne fonctionne, achetez une annonce publicitaire. Au moins là vous aurez le contrôle sur tout le message.

Ken AndersonKen Anderson est conseiller principal et directeur de la formation chez Delta Média.

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