COMMUNICATIONS
Les cinq problèmes principaux auxquels sont confrontés les communicateurs du gouvernement
Nous avons compilé les cinq problèmes principaux, vus de l'intérieur et de l'extérieur, auxquels sont confrontés quotidiennement les communicateurs du gouvernement dans leur travail.
Le processus d'approbation
L'un des plus grands problèmes des communicateurs du gouvernement est qu'une fois qu'ils ont rédigé des messages pour un programme ou une initiative en particulier, les messages sont modifiés par des experts du domaine dont il est question. Les messages deviennent ainsi souvent inefficaces. Dans certains ministères, les messages modifiés sont transmis aux hauts fonctionnaires puis aux sous-ministres et aux ministres sans autre examen par les professionnels de la communication. Rien d'étonnant à ce qu'on n'ait guère confiance dans les messages créés par la bureaucratie au niveau politique. La solution? Faire approuver tous les messages par la direction des communications avant qu'ils aillent au-delà du secteur du programme.
Les budgets serrés
Après l'effondrement économique de 2009, le gouvernement fonctionne en mode déficit. Plus que jamais, il doit faire plus avec moins. Pour éviter de fortes coupures, les services de communications du gouvernement doivent régulièrement prouver leur valeur. Si vous n'avez pas déjà commencé à publier vos mesures de rendement à l'interne, dépêchez-vous de vous y mettre. Comparez votre rendement avec les objectifs prévus. Si vous ne savez pas où commencer, engagez un conseiller ou prenez rendez-vous avec les analystes financiers du ministère pour savoir quoi compter.
La rétention des talents
Tout comme le secteur privé, le gouvernement du Canada recherche incessamment des communicateurs professionnels et bilingues. Depuis toujours, les employeurs éprouvent bien des problèmes à trouver des communicateurs professionnels ayant la formation, l'expérience, l'énergie, les connaissances linguistiques et les autres compétences nécessaires. Conserver les gens talentueux est un autre défi de taille. Certains progrès ont pu être accomplis dans le domaine du processus de dotation de la fonction publique, mais n'oubliez pas qu'un investissement dans le perfectionnement professionnel (une formation en service ou une participation à une association professionnelle, par exemple) fait beaucoup pour montrer à un employé que ses contributions et sa présence sont réellement appréciées.
Le transfert des connaissances
Un certain nombre de ministères et d'agences ont de bons plans sur papier pour faciliter le transfert des connaissances d'une génération à l'autre. Malheureusement, les employés talentueux et chevronnés sont souvent attirés ailleurs par des salaires plus élevés ou une retraite précoce avant même de pouvoir transmettre les précieuses connaissances qu'ils possèdent. Les organismes qui réussissent à transférer les connaissances en font un processus continu plutôt qu'un exercice unique. Ils accueillent des stagiaires, investissent dans l'orientation et la planification de carrière, et font du perfectionnement professionnel et de la formation des parties importantes du plan d'activités de l'organisme.
Les langues officielles
Le commissaire aux langues officielles fait régulièrement des rapports sur le bilinguisme dans la fonction publique. Hormis quelques petites zones du pays et quelques organismes, de façon générale, les Canadiens et les Canadiennes sont bien servis par le gouvernement dans la langue de leur choix. Le gouvernement a le devoir de rédiger et de préparer du matériel clair, concis et grammaticalement correct en français et en anglais. L'embauche de correcteurs d'épreuves et de rédacteurs professionnels devient de plus en plus important, tout comme l'établissement de relations continues avec des traducteurs, des rédacteurs de discours et d'autres professionnels des communications qui travaillent régulièrement dans les deux langues officielles.
Martin Leroux, spécialiste des analyses de médias, est conseiller principal chez Delta Média
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