Média Delta Accueil Nouvelles Client Contactez-nous English
  LinkedIn Facebook Delta Media Nouvelles Twitter
 
Média Delta
Tools
 
Vue d'ensemble

La Clinique des relations publiques

Listes de contrôle

Liens


La clinique des relations publiques

Les communications internes :
une priorité en relations publique

Par Bernard Gauthier, MA

Je rédige cette modeste chronique depuis 2002 et, en cherchant le sujet de celle de ce mois-ci, j’ai soudainement  réalisé que je n’ai jamais, auparavant, abordé la question des communications internes.  Force m’est d’admettre que je suis coupable du même genre d’omission que cette chronique s’efforce de vous aider à éviter.   

Trop souvent, nous limitons nos efforts de relations publiques à nos publics « extérieurs », et sous-estimons le rôle vital que peuvent jouer nos auditoires internes envers la réussite de notre organisation.  Nos employés et nos bénévoles comptent souvent parmi ces « champions » que je décrivais dans ma dernière chronique. Ce sont également pour votre organisation des ambassadeurs efficaces, qui peuvent ajouter leur voix, leur énergie et leur créativité à vos efforts de communications externes.  Pour toutes ces raisons, les communications internes doivent constituer une priorité pour les organisations.   

Comment s’y prendre pour faire des communications internes une priorité ? Tout d’abord, donnez-vous comme priorité d’écouter attentivement vos auditoires internes.  Sondez vos employés et vos bénévoles, au moins aussi souvent que vous le faites auprès de vos membres.  Formez vos gestionnaires pour qu’ils deviennent des communicateurs efficaces (particulièrement au niveau de l’écoute). Établissez des voies de communication formelles et informelles, qui permettront à vos auditoires internes de se sentir à l’aise pour communiquer à votre organisation leurs préoccupations, leurs idées ainsi que leurs récits de réussites.   

En second lieu, investissez les ressources financières nécessaires pour créer des véhicules qui atteindront efficacement vos auditoires internes.   Assurez-vous de disposer d’un médium régulier pour annoncer les nouveaux développements et communiquer vos plans et priorités.  Évitez cependant de vous servir des courriels standards, parce que la corbeille d’arrivée de ces gens risque d’être déjà remplie d’une foule de messages.  Un bulletin électronique plus élaboré et interactif se démarquera, et contribuera à orienter les gens vers votre intranet.  Assurez-vous de créer également des occasions de rencontres en personne avec les responsables et les cadres supérieurs.   Il n’existe simplement pas de meilleure façon de prouver que vous attachez de l’importance à vos gens, et de leur communiquer des messages complexes.

Troisièmement, si la chose est possible, consacrez des ressources humaines aux communications internes.   D’après mon expérience, il est judicieux de confier à une seule  personne la responsabilité de communiquer avec les employés et les bénévoles.   Quand une même personne est à la fois responsable des communications internes et externes,  comme je l’ai exposé au début de cet article, le parti pris à l’endroit des communications externes risque de limiter l’attention consacrée aux auditoires internes.  Chargez quelqu’un, dans votre bureau, de se demander « Quelle est la meilleure façon de communiquer cette information à nos auditoires internes ? » et à veiller ensuite à ce que cela se produise. 

Comme avantage supplémentaire, portez attention aux communications avec vos employés va très certainement aider votre organisation à recruter et à retenir les personnes compétentes dont vous avez besoin pour réussir.  Selon Statistiques Canada (Le Quotidien, 17 juillet 2007), le groupe d’âge qui connaît depuis 2001 la plus forte croissance au Canada est celui des gens qui s’apprêtent à prendre leur retraite (de 55 à 64 ans).  La même étude affirme qu’ « à  peine  suffisamment de jeunes sont d’âge à entrer sur le marché du travail pour remplacer ceux qui auront bientôt l’âge de prendre leur retraite. »  La nécessité d’attirer, de comprendre et de retenir cette nouvelle génération de chefs de file potentiels justifierait à elle seule, si besoin était, d’accorder la priorité à vos communications internes. 

C’est pourquoi je vous promets de ne pas attendre encore cinq ans avant de consacrer une autre chronique à ce sujet.

Retournez à la clinique des relations publiques